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David Hockney — The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January
David Hockney — The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January
David Hockney — The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January
David Hockney — The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January
David Hockney

The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January

2011

A vibrant digital drawing created on an iPad, this work captures the stark beauty of a winter woodland path in Woldgate, East Yorkshire, rendered in Hockney's characteristically bold and expressive lines. Bare trees stretch upward against a luminous sky, their intricate branching forms outlined with an energetic immediacy that showcases the unique possibilities of the iPad as an artistic tool. The work is part of a larger series in which Hockney documented the changing seasons of the English countryside, celebrating the subtle yet powerful transition toward spring.

Medium
iPad drawing printed in colours on paper
Dimensions
Signed
Yes

Notes

LITERATURE L. Eitel, David Hockney, Une Chronologie, Cologne, 2021 (des vues in situ d'autres exemplaires illustrées pp. 478 et 484). EXHIBITED Londres, Royal Academy of Arts (janvier-avril); Bilbao, Guggenheim Museum (mai-septembre); Cologne, Museum Ludwig (octobre-février), David Hockney: A Bigger Picture, 2012-2013 (un autre exemplaire exposé et illustré en couleurs au catalogue d'exposition p. 227). San Francisco, de Young Museum, David Hockney: A Bigger Exhibition, octobre 2013-janvier 2014, p. 218, No. 169 (un autre exemplaire exposé et illustré en couleurs au catalogue d'exposition p. 150). Conditions of sale Brought to you by Elisabetta Vitullo Junior Specialist, Head of Day Sale EVITULLO@CHRISTIES.COM +33 (0)1 40 76 85 68 LOT ESSAY Skip to main content FRANÇAIS ENGLISH La technologie a toujours contribué à la création artistique. Le pinceau lui-même n’est-il pas une forme de technologie ? David Hockney Cette œuvre d’une grande gaieté intitulée The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January (2011) (« L’arrivée du printemps à Woldgate, East Yorkshire, en 2011 - le 2 janvier ») appartient à la plus importante suite de dessins sur iPad réalisée par David Hockney. À travers 51 dessins numériques et un tableau monumental composé de 32 toiles, exécutés entre janvier et juin 2011, l’artiste y observe avec attention Woldgate, un chemin boisé de l’East Yorkshire, au nord-est de l’Angleterre. Dès l’année suivante, cet ambitieux projet se voit consacré par une salle entière de la rétrospective David Hockney: A Bigger Picture à la Royal Academy of Arts de Londres. Daté du 2 janvier, ce dessin compte parmi les tout premiers du cycle. Il donne à voir un sentier plongeant au cœur d’une forêt baignée dans la lumière franche de l’hiver, où semble poindre, déjà, la lueur du printemps à venir. Les vestiges d’un mur de briques envahis par la végétation ponctuent la scène, tandis que les arbres se reflètent dans une flaque d’eau miroitante au premier plan. Hockney reviendra maintes fois à ce motif précis au fil de la série. Ici, le jeu subtil des textures et des effets de lumière, obtenu grâce à la richesse des pinceaux numériques de l’iPad, insuffle à la composition une vitalité presque palpable. L’ensemble témoigne de la maîtrise avec laquelle l’artiste manie son nouveau médium, à une période où la tradition du paysage occupe une place centrale dans sa pratique, alors qu’il redécouvre la beauté de sa Yorkshire natale. Claude Monet, Les Peupliers (Poplars), 1891. Philadelphia Museum of Art, Philadelphie. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. Privilégiant les œuvres réalisées à partir des années 2000, la rétrospective David Hockney: A Bigger Picture est un jalon déterminant dans la consécration de son talent de paysagiste. Après de nombreux séjours auprès de ses proches au tournant du siècle, l’Anglais quitte les États-Unis en 2004 pour s’installer durablement dans le Yorkshire. Si des années-lumière semblent séparer ce nouveau territoire des scènes californiennes de ses débuts, les paysages familiers du nord de l’Angleterre — avec leurs haies, leurs bois, leurs champs en constante mutation — révèlent à ses yeux une splendeur renouvelée. Renouant avec ses racines et puisant son inspiration dans des lieux bucoliques tels que Woldgate, Hockney travaille désormais en plein air, dans le sillage de Constable, van Gogh, Monet ou Turner, saisissant le passage des saisons au fil des années. Conçues parallèlement à une suite d’huiles sur toiles, de dessins sur papier et d’œuvres vidéo innovantes, les compositions sur iPad participent pleinement de cette grande déclaration d’amour au terroir. Chaque œuvre devient une sorte de prière de gratitude à la nature et à la force vitale. Marco Livingstone Hockney emploie l'application pour iPad Brushes, équipée de pinceaux de 1 à 64 pixels de largeur, aux textures variées, tantôt denses, tantôt fragmentées. Les couleurs peuvent être superposées et l’opacité ajustée d’un simple geste ; un pincement des doigts permet d’agrandir ou de réduire l’image ; aucun temps de séchage n’est requis entre les couches. Les œuvres peuvent en outre être imprimées en grand format sans perte de définition. « Turner en aurait raffolé, se réjouit-il. On peut obtenir des effets de transparence d’une très grande subtilité » (D. Hockney in M. Gayford, ‘David Hockney: The Technology of Art’, in A Bigger Picture, cat. exp., Royal Academy of Arts, Londres, 2012, p. 67). Il en exploite ici toutes les possibilités. Les nuances vibrantes de la scène, alliées au traitement méticuleux des ombres et de la lumière, confèrent à l’ensemble une dimension presque visionnaire, digne d’un Monet ou d’un van Gogh. Les contrastes tranchants poursuivent à bien des égards le dialogue qu’Hockney entretient avec la peinture fauve depuis ses tableaux hautement colorés des années 1980. La palette évoque notamment la complémentarité des tons émeraude et corail d’André Derain dans La Seine au Pecq (1904, Musée national d’Art moderne, Centre Pompidou, Paris). Une multitude de verts, de rouges et de bruns se disséminent en pointillés, en lignes et en zébrures pour structurer les arbres, tandis que des bleus, des roses, des jaunes et des violets se mêlent dans les flaques d’eau réfléchissantes, irradiant de la douce promesse du printemps. Vincent van Gogh, Pink peach trees ('Souvenir de Mauve'), 1888. Musée Kröller-Müller, Otterlo. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. André Derain, La Seine au Pecq, 1904. Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. La production tout entière d’Hockney est irriguée par un vif intérêt pour les nouvelles technologies, depuis ses expériences des années 1980 avec les photographies Polaroid, les photocopies et les fax, jusqu’à ses images produites sur un ordinateur Macintosh dès 1991. La réactivité et la fidélité chromatique de l’iPad lui offrent toutefois un terrain d’expérimentation d’une immédiateté inédite, les outils numériques permettant d’accompagner en temps réel la rapidité de son geste et sa finesse de coloriste. Hockney esquisse ses compositions en plein air, avant d’en approfondir les détails dans l’atelier. « On peut dessiner très vite, saisir des effets de lumière comme jamais auparavant, écrit-il en 2011. Le printemps est tout simplement radieux cette année, et je suis en train de le transcrire… Je suis convaincu que ce sera l’une de mes œuvres les plus importantes » (D. Hockney in M. Livingstone, ‘The Road Less Travelled’, in ibid., p. 37). Ce lot de The Arrival of Spring constitue un exemple particulièrement remarquable de cette série singulière, annonciatrice du printemps. Technology always has contributed to art. The brush itself is a piece of technology, isn’t it David Hockney The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January (2011) is a joyful work from David Hockney’s most important group of iPad drawings. Hockney observed Woldgate, a wooded stretch of road in East Yorkshire, across 51 iPad drawings and one monumental, 32-canvas painting from January to June 2011. The ambitious project was debuted in a dedicated gallery in David Hockney: A Bigger Picture at the Royal Academy of Arts, London the following year. Dating from 2 January—right at the start of the series—the present work shows a path into the forest suffused with late winter sun. Sections of tumbledown brick wall are dappled with greenery, and the trees are mirrored in a glassy pool of water in the foreground. Hockney returned to this exact setting numerous times across the series. He conjures a vivid, textural sense of life and light using the iPad’s rich palette of digital brushstrokes. The work displays his mastery of this new tool, which came at a time when he was deeply engaged with the tradition of landscape painting and celebrating the beauty of his native Yorkshire. Claude Monet, Les Peupliers (Poplars), 1891. Philadelphia Museum of Art, Philadelphie. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. David Hockney: A Bigger Picture was a pivotal survey of Hockney’s landscape practice, focused particularly on the developments of the new millennium. Having made frequent visits to friends and family during the previous decade, Hockney had returned to Yorkshire in 2004. Though seemingly worlds apart from the Californian scenes which had defined the earlier part of his career, he came to see the splendour in his homeland’s ever-changing forests, fields and hedgerows. Reconnecting with his roots and profoundly inspired by locations such as Woldgate, he began to work outdoors, channelling the influence of Constable, van Gogh, Monet and Turner as he captured the shifting seasons across several successive years. Made alongside oil paintings, drawings and innovative digital video works, Hockney’s iPad drawings formed part of this radiant love letter to the land. Each picture becomes a kind of prayer of thanks to nature and the life force Marco Livingstone Hockney used an iPad app called Brushes, which offers brushstrokes between one and 64 pixels wide and in variously broken or solid textures. Colour can be layered and opacity adjusted; a pinch of the fingers zooms in or out, and there is no waiting for paint to dry. The drawings can be printed on a large scale without pixelation. ‘‘Turner would have loved it,’’ Hockney enthused. ‘‘You can be very, very subtle with transparent layers.’’ (D. Hockney quoted in M. Gayford, ‘David Hockney: The Technology of Art’, in A Bigger Picture, exh. cat. Royal Academy of Arts, London 2012, p. 67) He exploits its full range in the present work. The scene’s heightened tones and luminous, finely-observed details lend it a visionary charge worthy of Monet or van Gogh. The contrasting colours can be seen to further Hockney’s dialogue with Fauvist painting, which first emerged strongly in his works of the 1980s. The palette recalls the complementary coral and emerald tones of André Derain’s La Seine au Pecq (1904, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris). Myriad greens, reds and browns construct the trees, with Pointillist dots and lines of different thickness. Blues, pinks, yellows and purples merge softly in the reflective puddles on the ground, aglow with the warmth of the coming spring. Vincent van Gogh, Pink peach trees ('Souvenir de Mauve'), 1888. Musée Kröller-Müller, Otterlo. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. André Derain, La Seine au Pecq, 1904. Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris. Photo © Public domain / Wikimedia Commons. Always interested in new technology, Hockney had made works with Polaroid photographs, photocopies and faxes during the 1980s, and produced images on an Apple Macintosh computer as early as 1991. The responsiveness and chromatic fidelity of the iPad, however, allowed him a newly direct mode of creation. The digital tools were finally able to match, in real time, his rapid draughtsmanship and vivid eye for colour. Hockney worked en plein air to lay down the basis for the works before refining them further in the studio. ‘‘You can get things down very fast, meaning you can capture quick lighting effects like nothing else,’’ he wrote in 2011. ‘‘The spring is just spectacular this year and I am getting it down … I am very confident it will be one of my major works.’’ (D. Hockney quoted in M. Livingstone, ‘The Road Less Travelled’, in ibid., p. 37) The present lot is a stand out image of the Arrival of Spring series. READ MORE OF THE LOT ESSAY

🔨 Auction Lot

Art Contemporain

Lot 205

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About this work

David Hockney, The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) - 2 January, 2011

A vibrant digital drawing created on an iPad, this work captures the stark beauty of a winter woodland path in Woldgate, East Yorkshire, rendered in Hockney's characteristically bold and expressive lines. Bare trees stretch upward against a luminous sky, their intricate branching forms outlined with an energetic immediacy that showcases the unique possibilities of the iPad as an artistic tool. The work is part of a larger series in which Hockney documented the changing seasons of the English countryside, celebrating the subtle yet powerful transition toward spring.

Medium
iPad drawing printed in colours on paper
Dimensions
140.2 x 105.8 cm
Year
2011
Signed
Hand-signed by the artist
Seen at
Christie's, London, United Kingdom

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Male Artist, British Artist, Landscape, iPad Drawing, Contemporary Master, Post-Impressionism, Spring, Print On Paper, Nature Study, 21st Century, Digital Art, Vibrant Colors

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