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Pierre Bonnard — Paysage au basset
Pierre Bonnard

Paysage au basset

A landscape painting by Pierre Bonnard featuring a small dog in a natural setting, rendered in his characteristic loose, colorful style. The work demonstrates Bonnard's ability to infuse intimate domestic scenes with poetic sensibility.

Notes

LITERATURE J. et H. Dauberville, Bonnard: Catalogue raisonné de l'œuvre peint, 1920-1939, Paris, 1973, vol. III, p. 122, no. 1125 (illustré). S. Guégan, Pierre Bonnard et ses chiens, Paris, 2026, p. 63 (illustré en couleurs). FURTHER DETAILS « C’est aller au cœur de Bonnard que de lui parler des chiens. Son œuvre en est pleine. Sa maison aussi. Tandis que nous bavardons, un des deux bassets bruns qui trainent autour de nous sur leurs pattes courtes, est grimpé sur ses genoux. Le peintre l’accueille avec une caresse affectueuse » écrit Marguerite Bouvier à l’occasion d’une visite effectuée en 1943[1]. La présence d’un chien dans un tableau de Bonnard n’est jamais anecdotique. Au fil des œuvres, leurs noms s’égrènent : « Ravageau » et « Bella » en 1890, « Black » en 1908-1910, les bassets « Ubu » en 1915 et « Poucette » en 1942-1945 ; Il en eut jusqu’à quatre en même temps ! Nous sommes ici en Normandie, sans doute à proximité de « La Roulotte », la maison qu’il acquiert en août 1912. Située au 29 route des Andélys à Vernonnet, elle donne directement sur l’un des bras de la Seine. « Black » puis « Ubu » gambadent dans la campagne environnante avec le même bonheur que Bonnard s’adonne aux plaisirs des promenades en barque en compagnie de Marthe. La proximité qu’il entretient avec les animaux[2] se poursuivra sa vie durant, en témoigne les photographies d’André Ostier ou d’Henri Cartier-Bresson (fig. n°00). Sur son agenda, en mars 1944, Bonnard note : « Les stations de rêverie comme le chat. Le sommeil entre les exaltations comme le chien »[3]. Il n’est dès lors pas étonnant qu’il accompagne l’un de ses ultimes autoportraits d’un cheval de cirque, tel un double de lui-même. “To speak to Bonnard of dogs is to reach his very core. His work is full of them. So is his house. As we chat, one of the two brown bassets wandering about us on their short legs has climbed onto his knees. The painter welcomes him with an affectionate caress,” wrote Marguerite Bouvier after a visit in 1943. The presence of a dog in a Bonnard painting is never anecdotal. Across the years, their names punctuate his oeuvre: “Ravageau” and “Bella” in 1890, “Black” around 1908–1910, the bassets “Ubu” in 1915 and “Poucette” between 1942 and 1945. At times he kept as many as four simultaneously. Here we are in Normandy, most likely near “La Roulotte,” the house Bonnard acquired in August 1912. Located at 29 route des Andelys in Vernonnet, it opens directly onto one of the branches of the Seine. “Black,” and later “Ubu,” roamed the surrounding countryside with the same delight that Bonnard found in rowing excursions along the river with Marthe. His intimacy with animals endured throughout his life, as attested by photographs taken by André Ostier and Henri Cartier-Bresson (fig. 00). In his diary, in March 1944, Bonnard noted: “Moments of reverie like the cat. Sleep between exaltations like the dog.” It is therefore hardly surprising that one of his final self-portraits should include a circus horse, an alter ego of sorts, standing beside him. [1] Marguerite Bouvier, « Pierre Bonnard revient à la litho … », Comœdia, n°82, 23 janvier 1943. [2] Voir sur cette question Véronique Serrano, « Bonnard, l’homme qui parlait aux animaux » in catalogue de l’exposition Entre chiens & chats. Bonnard et l’animalité, Le Cannet, musée Bonnard, 2 juillet-6 novembre 2016, p. 19 à 37. [3] Cité in (Céline Chicha-Castex, Alain Lévêque, Véronique Serrano), Pierre Bonnard. Au fil des jours. Agendas 1927-1946, Paris, L’Atelier contemporain, Musée Bonnard Le Cannet, Bibliothèque nationale de France, 2019, p. 259. Conditions of sale Brought to you by Valérie Didier Head of Department VDIDIER@CHRISTIES.COM +33 (0) 1 40 76 84 32 LOT ESSAY Skip to main content FRANÇAIS ENGLISH « C’est aller au coeur de Bonnard que de lui parler des chiens. Son oeuvre en est pleine. Sa maison aussi. Tandis que nous bavardons, un des deux bassets bruns qui trainent autour de nous sur leurs pattes courtes, est grimpé sur ses genoux. Le peintre l’accueille avec une caresse affectueuse » écrit Marguerite Bouvier à l’occasion d’une visite effectuée en 1943[1]. La présence d’un chien dans un tableau de Bonnard n’est jamais anecdotique. Au fil des oeuvres, leurs noms s’égrènent : « Ravageau » et « Bella » en 1890, « Black » en 1908-1910, les bassets « Ubu » en 1915 et « Poucette » en 1942-1945 ; Il en eut jusqu’à quatre en même temps ! Nous sommes ici en Normandie, sans doute à proximité de « La Roulotte », la maison qu’il acquiert en août 1912. Située au 29 route des Andélys à Vernonnet, elle donne directement sur l’un des bras de la Seine. « Black » puis « Ubu » gambadent dans la campagne environnante avec le même bonheur que Bonnard s’adonne aux plaisirs des promenades en barque en compagnie de Marthe. La proximité qu’il entretient avec les animaux[2] se poursuivra sa vie durant, en témoigne les photographies d’André Ostier ou d’Henri Cartier-Bresson (fig. n °1). Sur son agenda, en mars 1944, Bonnard note : « Les stations de rêverie comme le chat. Le sommeil entre les exaltations comme le chien »[3]. Il n’est dès lors pas étonnant qu’il accompagne l’un de ses ultimes autoportraits d’un cheval de cirque, tel un double de lui-même. [1] Marguerite Bouvier, « Pierre Bonnard revient à la litho … », Comoedia, n°82, 23 janvier 1943. [2] Voir sur cette question Véronique Serrano, « Bonnard, l’homme qui parlait aux animaux » in catalogue de l’exposition Entre chiens & chats. Bonnard et l’animalité, Le Cannet, musée Bonnard, 2 juillet-6 novembre 2016, p. 19 à 37. [3] Cité in (Céline Chicha-Castex, Alain Lévêque, Véronique Serrano), Pierre Bonnard. Au fil des jours. Agendas 1927-1946, Paris, L’Atelier contemporain, Musée Bonnard Le Cannet, Bibliothèque nationale de France, 2019, p. 259. Pierre Bonnard et son chien, vers 1941.© Tous droits réservés “To speak to Bonnard of dogs is to reach his very core. His work is full of them. So is his house. As we chat, one of the two brown bassets wandering about us on their short legs has climbed onto his knees. The painter welcomes him with an affectionate caress,” wrote Marguerite Bouvier after a visit in 1943. The presence of a dog in a Bonnard painting is never anecdotal. Across the years, their names punctuate his oeuvre: “Ravageau” and “Bella” in 1890, “Black” around 1908–1910, the bassets “Ubu” in 1915 and “Poucette” between 1942 and 1945. At times he kept as many as four simultaneously. Here we are in Normandy, most likely near “La Roulotte,” the house Bonnard acquired in August 1912. Located at 29 route des Andelys in Vernonnet, it opens directly onto one of the branches of the Seine. “Black,” and later “Ubu,” roamed the surrounding countryside with the same delight that Bonnard found in rowing excursions along the river with Marthe. His intimacy with animals endured throughout his life, as attested by photographs taken by André Ostier and Henri Cartier-Bresson (fig. 1). In his diary, in March 1944, Bonnard noted: “Moments of reverie like the cat. Sleep between exaltations like the dog.” It is therefore hardly surprising that one of his final self-portraits should include a circus horse, an alter ego of sorts, standing beside him. Pierre Bonnard et son chien, vers 1941.© Tous droits réservés READ MORE OF THE LOT ESSAY

🔨 Auction Lot

Dans l'intimité de Pierre Bonnard : Collection Claude Terrasse

April 14, 2026

Estimate: $60,000$80,000

Lot 111

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About this work

Pierre Bonnard, Paysage au basset

A landscape painting by Pierre Bonnard featuring a small dog in a natural setting, rendered in his characteristic loose, colorful style. The work demonstrates Bonnard's ability to infuse intimate domestic scenes with poetic sensibility.

Seen at
Christie's, London, United Kingdom

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Intimate, Naturalistic, Poetic, French Artist, Landscape, Post-Impressionism, Decorative, Animal Subject

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Musée d'Art Moderne de Paris, Cleveland Museum of Art