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Pierre Bonnard — Portrait du docteur Jean Terrasse, Jeune homme
Pierre Bonnard

Portrait du docteur Jean Terrasse, Jeune homme

A portrait of a young man, Dr. Jean Terrasse, rendered in Bonnard's characteristic Post-Impressionist style with soft, luminous brushwork and warm color harmonies. The painting captures the subject's contemplative expression through delicate, intimate treatment typical of the artist's portraiture work.

Signed
Yes

Notes

LITERATURE J. et H. Dauberville, Bonnard, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, 1906-1919, Paris, 1968, vol. II, p. 250, no. 679 (illustré). FURTHER DETAILS C’est dans la « Villa Bach » à Arcachon, dans laquelle ses parents donnaient des petits concerts privés qui inspirèrent à Bonnard de merveilleux programmes illustrés (lots 101 à 103), que Jean Terrasse (1892-1930), l’aîné des six enfants du couple, voit le jour le 6 mai 1892. Tout au bonheur de voir sa famille s’agrandir, Bonnard le représente bientôt dans une multitude d’œuvres : dans la lithographie Scène de famille (1893), dans les Petites scènes familières (1893) mises en musique par son père Claude Terrasse, dans le panneau décoratif L’Enfant au seau (1894) (Paris, musée d’Orsay), ainsi que dans les multiples photographies qu’il réalise au Grand-Lemps lors des villégiatures d’été. Après son baccalauréat obtenu en 1909, Jean Terrasse entame ses études de médecine à Paris. Dans le portrait à mi-corps qu’il en fait en 1912, Bonnard adopte la même frontalité que dans La Femme au chat (1912) (Paris, musée d’Orsay). Le regard porté vers le lointain, -même lorsqu’ils nous font face les personnages peints par l’artiste regardent souvent au-delà du spectateur, ajoute une évidente sensibilité à sa pose hiératique. Au fond moucheté isolant le portrait, fait écho un jeu raffiné de petites touches entrelacées sur le visage. S’y décèle toute la virtuosité de Bonnard pour moduler les formes et saisir la psychologie de son modèle. La source visuelle de ce dernier est sans doute à rechercher dans les portraits qu’exécute Claude Monet, que Bonnard fréquente justement plus assidument à partir de 1910-1912, date de sa progressive installation à Vernon. Mobilisé en 1914, Jean rejoint rapidement le front en tant que médecin dans la région de l’Argonne près de Sainte-Menehould. Pour son engagement, il reçoit en 1916 la médaille des épidémies pour son action dans la lutte contre la méningite cérébro-spinale, qui fait des ravages auprès des soldats, puis en 1918, la médaille de la Croix de Guerre. Ayant inhalé de l’hypérite, il est contraint d’effectuer plusieurs séjours dans des sanatoriums. Jean sera enfin co-fondateur en 1928 des Sanatoriums du Plateau d’Assy, destinés à accueillir les malades de la tuberculose. Notons que Bonnard fit en 1945 une grande décoration pour l’église Notre-Dame-deToute-Grâce à Assy, donnant à Saint-François de Sales les traits de son ami Vuillard récemment décédé. It was at the “Villa Bach” in Arcachon, where his parents hosted intimate private concerts that inspired Bonnard’s beautifully illustrated programs, that Jean Terrasse (1892–1930), the eldest of the couple’s six children, was born on 6 May 1892. Delighted by the growth of his family, Pierre Bonnard soon depicted the young Jean in numerous works: in the lithograph Scène de famille (1893); in Petites scènes familières (1893), set to music by his father, Claude Terrasse; in the decorative panel L’Enfant au seau (1894; Paris, Musée d’Orsay); and in the many photographs taken at Le GrandLemps during summer holidays. After obtaining his baccalauréat in 1909, Jean began medical studies in Paris. In this half-length portrait of 1912, Bonnard adopts the same frontal composition as in La Femme au chat (1912; Paris, Musée d’Orsay). Though facing the viewer, the subject’s gaze seems directed beyond us, a characteristic often found in Bonnard’s painted figures, which lends a poignant sensitivity to his hieratic pose. The speckled background that isolates the figure echoes the refined interplay of small, interwoven brushstrokes animating the face. In this subtle modulation of form and psychological insight, one perceives the full virtuosity of Bonnard’s art. The portrait may also reflect the influence of Claude Monet, whom Bonnard frequented more closely from 1910–1912 onward, around the time of Monet’s gradual installation in Vernon. Mobilized in 1914, Jean quickly joined the front as a physician in the Argonne region near Sainte-Menehould. For his service, he was awarded the Médaille des Épidémies in 1916 for his efforts combating cerebrospinal meningitis, which was devastating the troops, and in 1918 he received the Croix de Guerre. After inhaling mustard gas, he was obliged to spend extended periods in sanatoria. In 1928, he co-founded the Sanatoriums of the Plateau d’Assy, dedicated to the treatment of tuberculosis patients. It is worth noting that in 1945 Bonnard executed a major decorative scheme for the church of Notre-Dame-de-Toute-Grâce at Assy, portraying Saint Francis de Sales with the features of his recently deceased friend Édouard Vuillard. Conditions of sale Brought to you by Valérie Didier Head of Department VDIDIER@CHRISTIES.COM +33 (0) 1 40 76 84 32 LOT ESSAY Skip to main content FRANÇAIS ENGLISH C’est dans la « Villa Bach » à Arcachon, dans laquelle ses parents donnaient des petits concerts privés qui inspirèrent à Bonnard de merveilleux programmes illustrés (lots 101 à 103), que Jean Terrasse (1892-1930), l’aîné des six enfants du couple, voit le jour le 6 mai 1892. Tout au bonheur de voir sa famille s’agrandir, Bonnard le représente bientôt dans une multitude d’oeuvres : dans la lithographie Scène de famille (1893), dans les Petites scènes familières (1893) mises en musique par son père Claude Terrasse, dans le panneau décoratif L’Enfant au seau (1894) (Paris, musée d’Orsay), ainsi que dans les multiples photographies qu’il réalise au Grand-Lemps lors des villégiatures d’été. Après son baccalauréat obtenu en 1909, Jean Terrasse entame ses études de médecine à Paris. Dans le portrait à mi-corps qu’il en fait en 1912, Bonnard adopte la même frontalité que dans La Femme au chat (1912) (Paris, musée d’Orsay). Le regard porté vers le lointain, -même lorsqu’ils nous font face les personnages peints par l’artiste regardent souvent au-delà du spectateur, ajoute une évidente sensibilité à sa pose hiératique. Au fond moucheté isolant le portrait, fait écho un jeu raffiné de petites touches entrelacées sur le visage. S’y décèle toute la virtuosité de Bonnard pour moduler les formes et saisir la psychologie de son modèle. La source visuelle de ce dernier est sans doute à rechercher dans les portraits qu’exécute Claude Monet, que Bonnard fréquente justement plus assidument à partir de 1910-1912, date de sa progressive installation à Vernon. Mobilisé en 1914, Jean rejoint rapidement le front en tant que médecin dans la région de l’Argonne près de Sainte-Menehould. Pour son engagement, il reçoit en 1916 la médaille des épidémies pour son action dans la lutte contre la méningite cérébro-spinale, qui fait des ravages auprès des soldats, puis en 1918, la médaille de la Croix de Guerre. Ayant inhalé de l’hypérite, il est contraint d’effectuer plusieurs séjours dans des sanatoriums. Jean sera enfin co-fondateur en 1928 des Sanatoriums du Plateau d’Assy, destinés à accueillir les malades de la tuberculose. Notons que Bonnard fit en 1945 une grande décoration pour l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce à Assy, donnant à Saint-François de Sales les traits de son ami Vuillard récemment décédé. Marié en 1923 à Hélène van Praet d’Amerloo, Jean est le père de Claude et d’André. Ayant entrepris comme son père des études de médecine, son fils Claude (1925-2008) s’oriente bientôt, comme son grand père dont il porte le prénom, vers la musique ; il entre au Conservatoire de Paris où il obtient les Premiers Prix d’Harmonie, de Contrepoint, de Fugue mais aussi d’Orgue et d’Improvisation. Professeur à Lisbonne puis au Conservatoire de Douai, il devient titulaire en 1961 du grand orgue de Saint-Jacques du Haut-Pas à Paris puis, en 1979, professeur d’analyse instrumentiste au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Pierre Bonnard, Jean Terrasse et Ubu à Vernon, vers 1922. © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski It was at the “Villa Bach” in Arcachon, where his parents hosted intimate private concerts that inspired Bonnard’s beautifully illustrated programs, that Jean Terrasse (1892–1930), the eldest of the couple’s six children, was born on 6 May 1892. Delighted by the growth of his family, Pierre Bonnard soon depicted the young Jean in numerous works: in the lithograph Scène de famille (1893); in Petites scènes familières (1893), set to music by his father, Claude Terrasse; in the decorative panel L’Enfant au seau (1894; Paris, Musée d’Orsay); and in the many photographs taken at Le Grand-Lemps during summer holidays. After obtaining his baccalauréat in 1909, Jean began medical studies in Paris. In this half-length portrait of 1912, Bonnard adopts the same frontal composition as in La Femme au chat (1912; Paris, Musée d’Orsay). Though facing the viewer, the subject’s gaze seems directed beyond us, a characteristic often found in Bonnard’s painted figures, which lends a poignant sensitivity to his hieratic pose. The speckled background that isolates the figure echoes the refined interplay of small, interwoven brushstrokes animating the face. In this subtle modulation of form and psychological insight, one perceives the full virtuosity of Bonnard’s art. The portrait may also reflect the influence of Claude Monet, whom Bonnard frequented more closely from 1910–1912 onward, around the time of Monet’s gradual installation in Vernon. Mobilized in 1914, Jean quickly joined the front as a physician in the Argonne region near Sainte-Menehould. For his service, he was awarded the Médaille des Épidémies in 1916 for his efforts combating cerebrospinal meningitis, which was devastating the troops, and in 1918 he received the Croix de Guerre. After inhaling mustard gas, he was obliged to spend extended periods in sanatoria. In 1928, he co-founded the Sanatoriums of the Plateau d’Assy, dedicated to the treatment of tuberculosis patients. It is worth noting that in 1945 Bonnard executed a major decorative scheme for the church of Notre-Dame-de-Toute-Grâce at Assy, portraying Saint Francis de Sales with the features of his recently deceased friend Édouard Vuillard. Married in 1923 to Hélène van Praet d’Amerloo, Jean was the father of Claude and André. Following in his father’s footsteps, his son Claude Terrasse (1925–2008) initially pursued medical studies but soon turned, like his grandfather whose name he bore, to music. He entered the Conservatoire de Paris, where he was awarded First Prizes in Harmony, Counterpoint, Fugue, as well as Organ and Improvisation. After teaching in Lisbon and at the Conservatoire of Douai, he was appointed in 1961 titular organist of Saint-Jacques du Haut-Pas in Paris and, in 1979, Professor of Instrumental Analysis at the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Pierre Bonnard, Jean Terrasse et Ubu à Vernon, vers 1922. © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski READ MORE OF THE LOT ESSAY

🔨 Auction Lot

Dans l'intimité de Pierre Bonnard : Collection Claude Terrasse

April 14, 2026

Estimate: $60,000$80,000

Lot 146

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About this work

Pierre Bonnard, Portrait du docteur Jean Terrasse, Jeune homme

A portrait of a young man, Dr. Jean Terrasse, rendered in Bonnard's characteristic Post-Impressionist style with soft, luminous brushwork and warm color harmonies. The painting captures the subject's contemplative expression through delicate, intimate treatment typical of the artist's portraiture work.

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Hand-signed by the artist
Seen at
Christie's, London, United Kingdom

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Warm Palette, French, Early 20th Century, Post-Impressionism, Portrait, Intimism, Figurative

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