



Tabula
1981
A vibrant field of folded and unfolded canvas reveals an intricate grid-like pattern of white negative space intersecting with areas of rich, saturated color. Hantaï's signature *pliage* technique—in which the canvas is crumpled, folded, and then painted before being spread back out—produces an organic yet structured composition that celebrates both chance and process. The result is a meditative interplay between the painted and unpainted, the revealed and concealed.
- Medium
- acrylic on canvas
- Dimensions
- Signed
- Yes
- Spotted At
- Auction House · Christie's
Notes
EXHIBITED Trèves, Tuchfabrik Weber Trier, Europäische Malerei Der Gegenwart: Spuren und Zeichen, août-novembre 1984, p. 103, No. 38. FURTHER DETAILS Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné de l'œuvre de Simon Hantaï actuellement en préparation par les Archives Simon Hantaï. LOT ESSAY Skip to main content FRANÇAIS ENGLISH Ce qui compte, ce n’est pas ce que je peins, mais ce que je ne peins pas. Simon Hantaï Tabula (1981) s’inscrit dans la série des Tabulas constitue l'une des périodes les plus intenses de la carrière de Simon Hantaï. Initiée entre 1972 et 1976, Tabulas tire son nom du latin tabula, « table » ou « planche ». Les toiles sont méticuleusement fixées au verso par un nouage serré, engendrant un quadrillage régulier. La surface est ensuite enduite d'une couleur monochrome de bord en bord. Au moment du dépli, apparaît une trame de compartiments rectangulaires, rythmée par des lignes blanches laissées en réserve. Les Tabulas marquent l'aboutissement de l'exploration du « pliage comme méthode », entamée dès 1960, et constituent le cœur de la vision artistique de Hantaï, avec des variations d'échelle et des compositions monumentales présentées notamment au CAPC de Bordeaux en 1981. Hantaï concevait le pliage comme un mariage entre l'automatisme surréaliste et le geste allover de l'expressionnisme abstrait. « Par le pliage, je me suis crevé les yeux », disait-il, paradoxe de peindre sans voir, la toile n'est plus un écran à couvrir mais un matériau à travailler. L'artiste abdique le contrôle, et c'est précisément ce renoncement qui libère la peinture. À partir de 1980, la technique de pliage aboutit à des carreaux géants et déchirés : la surface est si vaste que le pinceau ne peut en atteindre les creux, donnant naissance à ces zones crevassées, rompues de blanc. La composition de Tabula, mesurant 130 cm de hauteur et 204 cm de largeur, est réduite à deux grands rectangles : il ne s'agit plus d'un quadrillage mais d'une confrontation brute entre deux grandes masses de couleurs vives, d’un côté violet, de l’autre rouge. Lors de la création de cette œuvre, Hantaï va avoir 60 ans, et est au sommet de son art. Les ouvertures blanches au cœur des formes font ressortir des couleurs et l’absence de couleur n'est pas absence mais présence active. La relation entre les zones peintes et leurs réserves blanches, héritée du dialogue entre les gouaches découpées de Matisse et leur fond, garantit à la fois la pureté et l'intensité de la couleur. Henri Matisse, Nu bleu III, 1952. Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris. Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn / image Centre Pompidou, MNAM-CCI. What matters is not what I paint, but what I do not paint. Simon Hantaï Tabula (1981) is part of the Tabulas series, which represents one of the most intense periods of Simon Hantaï’s career. Begun between 1972 and 1976, Tabulas takes its name from the Latin tabula, meaning “table” or “board.” The canvases are meticulously secured on the reverse side with tight knots, creating a regular grid. The surface is then coated using a single colour from edge to edge. When unfolded, a grid of rectangular compartments appears, punctuated by white lines left unpainted. The Tabulas mark the culmination of an exploration of “folding as a method,” begun as early as 1960, and form the core of Hantaï’s artistic vision, with variations in scale and monumental compositions presented notably at the CAPC in Bordeaux in 1981. Hantaï conceived his folding method as a union between Surrealist automatism and the all-over gesture of Abstract Expressionism. “Through folding, I have gouged out my eyes,” he said, a paradox of painting without seeing; the canvas is no longer a screen to be covered but a material to be shaped. The artist relinquishes control, and it is precisely this letting go that liberates the painting. From 1980 onwards, the folding technique resulted in giant, torn squares: the surface is so vast that the brush cannot reach the hollows, giving birth to these crackled areas, broken up by white. The composition of this Tabula, 130 centimetres high and 204 centimetres wide, is reduced to two large rectangles: it is no longer a grid but a raw confrontation between two large masses of bright colours, purple on one side, red on the other. At the time he created this work, Hantai was approaching sixty and at the height of his artistic mastery. The white openings at the heart of the shapes bring out the colours, and the absence of colour is not an absence but an active presence. The relationship between the painted areas and their white reserves, inherited from the dialogue between Matisse’s cut-out gouaches and their background, ensures both the purity and the intensity of the colour. Henri Matisse, Nu bleu III, 1952. Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris. Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn / image Centre Pompidou, MNAM-CCI. READ MORE OF THE LOT ESSAY NOTICE Veuillez noter que cette œuvre mesure 130 x 204.7 cm. Please note that this work measures 51 1⁄8 x 80 5⁄8 in. Conditions of sale Brought to you by Elisabetta Vitullo Junior Specialist, Head of Day Sale EVITULLO@CHRISTIES.COM +33 (0)1 40 76 85 68
🔨 Auction Lot
Art Contemporain
Lot 210
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